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Acceptation profonde Unité de la Vie Mots qui comptent
Leçon 1, Chapitre 4

Mots qui comptent

steinner 3 décembre 2022
Leçon Progress
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Nous pourrions nous asseoir et discuter un siècle de ce qu’est l’unité de la vie, mais je me demande si nous n’en arriverions pas à nous battre autour de mots en manquant d’accéder à cela même que les mots pointent. Donc, prenez vos mots préférés qui expriment la complétude en gardant à l’esprit qu’ultimement ce ne sont pas les mots qui comptent.
  • Vous l’appelez le Tao.
  • Je l’appelle la Vie.
  • Elle l’appelle Dieu.
  • Il l’appelle Conscience.
Quelqu’un d’autre l’appelle Rien, et encore quelqu’un d’autre l’appelle Tout.  Un autre préférera rester silencieux à ce sujet.
  • Un artiste fera des peintures sur cela, et un musicien écrira des musiques.
  • Un physicien tentera de toucher cette réalité du doigt à travers des équations et des théories complexes.
  • Un poète ou un philosophe jongleront avec des mots pour essayer d’atteindre la chose.
  • Un shaman vous donnera d’étranges substances dans l’espoir que vous puissiez voir par vous-même.
  • Un enseignant spirituel pointe vers cela à la fois par le langage et par le silence.
Le fait est que le langage est à jamais impuissant à mettre en mot la chose. Les pensées et les mots fragmentent la complétude et dispersent une réalité unifiée en objets séparés : des corps, des chaises, des tables, des arbres, le soleil, le ciel, moi, vous. Le monde de la pensée est le monde de la dualité, le monde des objets.


Bien entendu, je vais faire usage d’un grand nombre de mots dans ce livre.

Les mots sont très utiles pour lire et écrire des livres ! Mais la chose la plus importante à garder à l’esprit est le fait que l’essentiel ne se joue pas dans les mots et avec les mots.

L’essentiel est la complétude de la vie elle-même, et elle existe avant tous les mots, y compris le mot complétude.
Il y a un grand silence et une grande paix qui pénètrent tous ces mots, et c’est à partir de cet endroit que je parle.

Ce livre entier est une lettre d’amour de la tranquillité à elle-même, de qui je suis véritablement à qui vous êtes véritablement. Il fut un temps où j’étais bénévole dans une maison de retraite et je passais du temps avec des gens qui n’avaient que quelques semaines ou quelques jours à vivre, parfois même quelques heures seulement. Souvent ces patients me confessaient que c’était seulement à ce moment précis d’imminence de la fermeture du rideau qu’ils ouvraient vraiment les yeux face au spectacle. Tardivement, ils commençaient à voir à quel point la vie est précieuse et à quel point elle a toujours été précieuse. Beaucoup exprimaient des regrets, des regrets de ne pas avoir vécu la vie complètement, des regrets de ne pas avoir assez aimé, de ne pas avoir exprimé leurs sentiments par peur du rejet. Des regrets concernant le fait qu’ils auraient pu être plus honnêtes et ouverts dans leurs relations. Des regrets également pour s’être noyés dans le travail à s’en rendre malade, à la poursuite d’un futur qui n’est jamais venu et qui n’a jamais été en train d’advenir.

Si seulement ils avaient su que la vie avait d’autres projets pour eux, ils auraient pu ouvrir leurs yeux plus tôt.
Pour certains d’entre eux, leur exploration de la vie n’a commencé qu’à l’instant où le temps leur était plus que compté, lorsqu’il leur était arraché.

Ils n’avaient plus le temps de vivre dans des espoirs et des rêves, ils avaient juste le temps de vivre. Certains s’ouvraient à l’art, d’autres se mettaient à jouer d’un instrument, à chanter ou à danser, tout cela pour la première fois. Une des femmes que j’ai pu rencontrer a eu le courage d’enregistrer son premier album. Toute sa vie elle s’était cachée, chantant sous la douche lorsqu’elle était seule, se protégeant du ridicule et du rejet. Mais dans les dernières semaines de sa vie, alors qu’elle n’avait plus rien à perdre, elle chantait à cœur ouvert, comme si personne n’écoutait, comme si elle était déjà morte et qu’elle n’avait absolument plus peur de rien. Le ridicule et le rejet n’étaient plus ses ennemis.